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Exposition Bernard Buffet à Séoul

Exposition Bernard Buffet à Séoul

Première grande exposition rétrospective indépendante de Bernard Buffet, le dernier artiste peintre en France au XXe siècle. L'exposition comprend 92 peintures à l'huile, y compris des œuvres de grande envergure allant de 4 à 5 mètres, difficiles à voir en Corée, ainsi que des œuvres exposées lors d'expositions rétrospectives des plus grands musées du monde tels que le Musée d'art moderne de Paris, le Musée de l'Ermitage et le Musée Pouchkine. Il est composé d'images et de photos qui présentent sa vie comme un film de commodité. 
 
Bernard Buffet répondit aux critiques des spécialistes et des conservateurs lors d'une interview retranscrite par le figaro sur la diversité de son travail : 
"Pour moi, l'important d'une figure ce n'est pas qu'elle soit féminine ou masculine. Je recherche avant tout l'intensité de l'expression par la fermeté du dessin de leurs traits." 

Date : du 8 juin au 15 septembre 2019
Lieu : Hangaram Art Museum 1F Seoul Art Center 2406, Nambusunhwan-ro, Seocho-gu Séoul - Corée du sud.
En collaboration avec le Fonds de Dotation Bernard Buffet.
Ouvert tous les jours de 11h à 20h - fermé le dernier lundi de chaque mois

Voir les oeuvres de Bernard Buffet

« Je suis un clown » est la première grande exposition rétrospective indépendante de Bernard Buffet, un des derniers artistes peintres figuratifs français du XXe siècle.   Entre natures mortes, nus, figures, personnages et autres, Bernard Buffet a créé tout au long de sa vie plusieurs milliers d’œuvres diverses.

 

 

1. « Je suis un clown » : Une exposition evenement

1. Une premiere en Coree

L’exposition, intitulée « Je suis un clown » est une rétrospective dédiée à l’œuvre de Bernard Buffet. Elle comprend 92 peintures à l'huile, y compris des œuvres de grande envergure allant de 4 à 5 mètres, difficiles à voir en Corée. 

Des œuvres exposées lors d'expositions rétrospectives des plus grands musées du monde tels que le Musée d'art moderne de Paris, le Musée de l'Ermitage et le Musée Pouchkine y sont également représentés.

 

2. La representation d un cheminement artistique

L’exposition est organisée selon un ordre chronologique : elle s’ouvre en 1940, au moment où les œuvres de Buffet renouvellent le sens de tout un répertoire de formes et d’objets. L’artiste est à cette époque une étoile montante dans la sphère artistique parisienne.

Les années 50 illustrent l’apogée de son succès, il produit durant cette décennie nombres de natures mortes et de portraits illustrant la solitude de l’après-guerre. Buffet est aussi désigné à l’époque comme « l’artiste français le plus apprécié après la guerre », d’après l’enquête du Connaissance des Arts magazine.

Dans les années 1960, Buffet s’attèle à des autoportraits et travaille notamment sur le portrait d’Annabel, sa muse et sa femme. C’est aussi à cette époque qu’il développe son célèbre thème du «cirque».

La dernière section de l’exposition est composée des œuvres de Buffet sur des thèmes comme les clowns ou la mort.

 

 

2. Bernard Buffet, un des derniers artistes figuratifs français

1. Le rejet de l abstrait

Bernard Buffet est un peintre expressionniste. Il se revendique de peintres tels que David, Géricault ou Courbet. L’artiste marque un dédain, parfois prononcé, pour la peinture abstraite et rejette l'impressionnisme. 

Il dira ainsi : « Je n'ai rien contre la peinture abstraite, mais je me demande pourquoi ceux qui l'aiment tant ne la font pas eux-mêmes. Ce serait aussi bien et leur coûterait moins cher. »

L’avènement de la peinture abstraite n’entraine pas un renoncement de Buffet à son style originel.

 

2. Un artiste critiqué

Si le peintre expressionniste connaît une très forte popularité à travers le monde, il est décrié par les critiques qui lui reprochent de se répéter et de trop produire. L'artiste s'explique en septembre 1992 lors d'une interview accordée au Figaro.

Il s’exprime en disant : «Pour moi, l'important d'une figure ce n'est pas qu'elle soit féminine ou masculine. Je recherche avant tout l'intensité de l'expression par la fermeté du dessin de leurs traits." 

Lors de cette entrevue, il déclarera peindre car il ne peut et ne veut pas s'en empêcher. Atteint de la maladie de Parkinson, incapable de peindre, il se donne la mort le 4 octobre 1999, à l'âge de 71 ans.